Pouilles — Ostuni
Le carnet de voyage
Devant la multitude des champs d'oliviers, nous avons été émerveillés par leurs troncs énormes et tourmentés qui en disent long sur leur âge pluri-centenaire. Surpris également par les caseddhri ou furnieddhri si caractéristiques qui parsèment les champs : anciens refuges agricoles en pierres sèches, leur esthétique est séduisante avec leur forme tronco-pyramidale et leurs escaliers extérieurs pour l'accès au toit sur lequel on faisait sécher les figues. Quant au littoral, il est spectaculaire avec ses criques de galets ou de sable aux eaux cristallines et ses falaises d'un blanc éclatant (surtout du côté Adriatique) dans une région baignée de soleil où la lumière est particulièrement étincelante.
Martina Franca nous a laissé un beau souvenir de cette vallée d'Itria au charme puissant, verdoyante et vallonnée, parsemée de vignobles, d'oliveraies, de cyprès ... et de trulli, ces curieuses maisonnettes en forme de ruche et en pierre sèche, coiffées d'un toit conique surmonté d'un pinacle. Alberobello est le fleuron de cette architecture unique que l'on dirait sortie d'un conte de fées : inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, la ville ressemble à une cité pour lutins et regroupe environ 1500 trulli transformés en hôtels, restos, magasins ou musées dont les plus anciens remontent au XV° siècle. Alberobello nous a retenus près d'une journée tant la magie opère dans cet endroit exceptionnel qui, en avril, n'est pas envahi par la foule. De plus, il faisait beau et chaud ce jour-là, une aubaine qui nous a permis de réaliser de beaux clichés aux couleurs saturées. D'autres villes contribuent aux attraits de la vallée d'Itria comme Locorotondo, Ceglie Messapica et la majestueuse Ostuni, vision féerique au blanc éclatant, perchée sur 3 collines et dominant la plaine. Avec son labyrinthe de ruelles serpentant autour de la cathédrale, Ostuni est un trésor pour le visiteur car c'est aussi le coeur de la vie nocturne de la région.






































